top of page
Featured Posts
  • Black Instagram Icon
  • Black Twitter Icon

Michel del Castillo - La guitare

  • 4 sept. 2017
  • 2 min de lecture


Auteur: Michel del Castillo

Edition: Presses pocket / Points

Genre: Roman

Parution: 1998

Nombre de pages: 136



"Sur le thème de l'innocence massacrée, mais qui ne consent pas à son écrasement, Michel del Castillo a écrit, avec la Guitare, un récit âpre et magnétique qui fait songer à une eau-forte. Qui l'aura lu ne pourra plus jamais oublier le visage monstrueux et pitoyable de cet homme qui rit cherchant à rejoindre les hommes par l'entremise de sa seule passion, sa seule raison d'être: sa guitare."









Mon avis :


"Lorsqu'un homme est trop las, c'est qu'il se sent fini."


Durant ma lecture, j'ai suivi la dure vie de cet homme bossu et mal aimé de tout le village. Cet homme condamné dès sa naissance à vivre dans l'ombre et loin de toutes ces personnes odieuses qui n'acceptent pas la différence.


J'ai retrouvé sans cette œuvre la réalité de notre monde actuel où les gens ne laissent rien passer. A partir du moment où nous sommes différents des autres, qu'on ne pense pas comme tout le monde, nous sommes automatiquement rejeté. Est-ce un crime de ne pas vouloir être un mouton ? Est-ce une raison pour faire souffrir toutes ces personnes de votre intolérance ?


J'ai été particulièrement touché par ce livre bien qu'écrit en 1998 me montre que rien n'a changé depuis ces années... De plus, l'écriture est poétique et pleine de sentiments. Je ne voulais qu'une seule chose: une fin heureuse pour notre héro qui a vécu tant de choses atroces. Mais tout au long de ma lecture je me doutais, de plus en plus, de la fin des aventures de notre personnage.


Je vous conseil vivement cette lecture si vous voulez réfléchir sur le monde qui nous entoure...


Citations :


* "L'enfance d'un homme peut expliquer les crimes de l'adulte. On ne peut expliquer l'homme que par l'enfant."


* "Il faudrait admettre ce qu'il est difficile d'admettre: que les rêves pèsent; qu'ils peuvent peser d'un gros poids sur notre âme. Nous traînons ce gros poids en silence, presque timidement."


* "Cet amour voué à la guitare dépassait-il les normes ? Considère une fois de plus que je n'avais rien eu de la vie; que j'avais toujours vécu là, seul dans le brouillard et dans la pluie, seul au coin du feu, traînant ma pauvre bosse dans des pièces vides; que j'y avais vécu vingt ans sans personne à qui parler et que j'avais dû renoncer à mon rêve de devenir un homme."


* "Cependant, je portais en moi le rêve d'être bon, comme celui d'être beau et d'espérer que ma guitare m'aiderait à leur paraître moins laid. Comme ils auraient dû, eux, m'aider à devenir meilleur. Comment devenir meilleur sans le concours des autres ? Ce n'est pas possible."


* "La clairvoyance, c'est la dernière minute du condamné. Je souriais de moi-même. J'avais perdu l'espoir, tout espoir. Je venais de comprendre qu'on n'échappe jamais à son destin; que les "autres" ne vous laissent jamais fuir votre destin. Je ne souffrais plus. J'assistais simplement en spectateur à ma fin. Je ne savais d'ailleurs pas laquelle."




Commentaires


La passion de la lecture

© 2016 by Le blog de Karen. Proudly created with Wix.com

bottom of page